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conscience

L'esprit, la conscience, la conscience artificielle

Où en sont les recherches et les expérimentations en matière de "conscience artificielle" :

Qu'est-ce que la conscience? (Bruno Dubuc)

cf.Jean-Paul Baquiast: Gerald Edelman, Giulio Tononi - comment la matière devient conscience

cf. dossier : Conscience artificielle, principes architecturaux (Alain Cardon)

Autre article intéressant (vous pouvez lire avant la rubrique : "Dieu a crée l'univers"):

Le cerveau de l'homme engendre du chaos...

 

Réfléxions :

Si il s'avérait démontré par la science que la conscience et l'esprit sont d'essence matériel cela impliquerai :

Qu'à un temps "t" de notre vie, l'état de notre esprit et de notre mémoire est déterminé par un certain état organisé de la matière dans notre cerveau, pas reproductible à l'identique par l'homme du fait de sa complexité et du caractère non mesurable dans sa globalité et ses moindres détails, du moins de par les moyens technologiques actuels.

Que si le cerveau est détruit, la conscience et l'esprit sont détruit du même coup.

Que si l'esprit doit survivre à la matière (résurrection par exemple) il ne procéderait plus du même fonctionnement (car nous venons de voir que celui-ci est un état donné de la matière dans le cerveau à un temps "t". Que si la matière était reconstruite à l'identique de cet instant "t", alors pour que nous soyons nous-même (avec notre conscience de notre vie terrestre) il faudrait que la matière procède des même lois physiques que dans notre univers. Donc, dans un univers aux lois différentes, où l'on peut imaginer un paradis, un enfer, etc... l'esprit et la conscience ne seraient plus les mêmes et n'évolueraient plus de la même manière...
 
Nous allons maintenant imaginer de quel type pourrai être cet univers après une résurrection (reconstruction) hypothétique de l'esprit :
  1. Un univers où il n'y aurait que le bien
  2. Un univers où il n'y aurait que le mal
  3. Un univers matériel où le bien et le mal s'éprouveraient de par des lois physiques identiques à notre univers
  4. Un univers matériel où le bien et le mal s'éprouveraient de par d'autres lois physiques
  5. Un univers spirituel  où le bien et le mal s'éprouveraient de par d'autres lois...

Prenons le paradis par exemple, tel qu'il est décrit par l'islam, dont les plaisirs seraient infinis et inimaginables pour les mortels. Sa description nous amène quand même à nous poser les questions suivantes :
Sur terre, le plaisir, si il ne se nourrit que de l'imagination et de l'esprit fini par rendre l'esprit de la personne malade, malsain, car si on a un corps humain, on est soumis aux plaisirs des sens. On est parti de l'hypothèse que l'esprit c'est le cerveau physique, qui a donc besoin d'un corps et d'organes de réceptions sensoriels pour s'enrichir de nouvelles informations, du moins selon les lois physiques de notre univers. Et les psychologues vous diront bien que l'on peut trouver le bonheur, un équilibre et une stabilité dans sa vie si l'on gère correctement ces besoins, ses désirs et les plaisirs, mais sans en faire abstraction et refouler ses pulsions, c'est à dire ne vouloir vivre que dans la spiritualité, sinon on abouti à un esprit malade, torturé ou malheureux. On peut trouver un équilibre entre la spiritualité et le plaisir des sens. La religion islamique l'a bien compris en autorisant aux époux de faire l'amour autant de fois qu'ils le veulent (les psychologues et sexologues diront quand même que l'acte sexuel doit être consentit entre les 2 époux, ce qui ne l'est pas dans la religion islamique, car si l'homme décide de faire l'amour, même si la femme n'en a pas envie, elle devra faire un petit effort... mais bon on est pas là pour discuter des règles et des principes islamiques mais de la question de Dieu).
De plus, le plaisir, qui procède des sens et des sensations de notre monde physique sera plus sain car il ne pourra se perdre dans les excès et les extrêmes. En effet, le monde qui nous entoure obéit à des lois et est fait de tel sorte qu'il nous confronte en permanence au bien et au mal, aux plaisirs et aux souffrances de manière non excessive dans la majorité des cas. Ce qui nous fait apprécier la qualité des choses c'est leur contraire: il faut éprouver le mal pour apprécier le bien, éprouver la douleur, la souffrance pour apprécier le plaisir, le bien être, etc... la sensation d'une chose sera toujours plus forte et différente que ce que notre mémoire ou notre imagination peut nous en donner.
Exemple : chaque fois dans ma vie que je verrai une rose, j'éprouverai toujours plus de plaisir à aller la sentir car la sensation procurée à mon cerveau sera plus forte que ce que mon imagination ou ma mémoire peut me procurer et je serai toujours émerveillé et surpris du parfum qui, chaque fois, sera légèrement différent, voir nouveau. Je ne pourrai découvrir un nouveau parfum qu'en allant le sentir. Je dois donc être en permanence relié à un monde physique, source de renouveau de moi-même et de mon plaisir, car ma mémoire et mon imagination se nourrissent des sensations passées que j'ai eu avec le monde qui m'entoure.
Si ma mémoire et mon imagination sont nourri par une intervention divine alors je ne suis plus moi-même, je perds le contrôle de moi même, c'est comme les drogues dures, c'est un choix (quand ce n'est pas le symptôme d'un mal être), moi je préfères garder le contrôle de moi-même. Le cas de figure d'un univers spirituel semble donc improbable au bonheur et au plaisir. De plus, si le paradis assouvie tous les désirs et les fantasmes, pourquoi les proposer aux être chastes qui ont su résister durant leur vie terrestre pour leur proposer ensuite de se perdre dans la luxure  dans l'autre vie? car plus on donne de pouvoir aux être humains d'assouvir leur plaisirs, plus la tentation sera grande et donc plus la résistance sera cause de souffrance (refoulement en psychologie). Et si le paradis offre les mêmes plaisirs que sur terre, quel est l'intérêt?
Le cas de figure d'un univers où il n'y aurait que le bien, nous ferait perdre l'intensité et la qualité du plaisir avec le temps car nos sens ne serait plus confrontés au mal et à la souffrance. Au final , tout serait ennuyeux, fade, lassant, etc...
Et ayant besoin de plaisir l'esprit finirait par recréer les contrastes naturellement nécessaires et considérerait des choses comme mal ou qui le font souffrir alors qu'elles étaient à l'origine considéraient comme bien, donc tout devient relatif. La rose d'une odeur très forte et parfumée qui plaisait avant par rapport à une autre qui sentait très peu deviendrait d'une puanteur atroce pour le cerveau et l'autre légèrement parfumé deviendrait un plaisir subtil et raffiné.
Donc, des univers qui ne seraient fait que de bien ou que de mal seraient incompatibles avec l'être humain et son cerveau qui aurait besoin, nécessairement, de recréer des contrastes, aussi subjectifs soient-ils... On peut même aller plus loin en disant que rien dans notre univers n'est bien ou mal, les choses sont, tout simplement, c'est l'esprit humain et les sociétés qui définissent ce qui est bien ou mal. Je peux détester les roses jaunes et aimer les rouges et pour une autre personne ce sera l'inverse. Dans certaines sociétés les hommes préfèrent les femmes minces, dans d'autres sociétés comme les sociétés africaines ils préfèrent les femmes bien en chair, etc...
 
Donc, il ne reste que le cas de figure d'un univers matériel où le bien et le mal s'éprouvent de par des lois physiques.
On a vu aussi précédemment qu'un univers matériel avec des lois différentes qui permettrai plus d'excès et d'extrêmes dans les plaisirs et les souffrances, et en augmenterai l'intensité, la qualité et le ressenti n'apporterai pas une vie stable, équilibrée et saine et rendrait l'esprit et le corps malade, pervers ou blasé, donc pas vraiment heureux. C'est la difficulté d'obtenir les choses qui en fait le plaisir final, le mérite de tout ce que l'on a fait pour les obtenir, si tout devient acquit ou accessible facilement, il n'y a plus d'intérêt et de plaisir pour les obtenir.
Quel serait l'intérêt d'un paradis aux milles délices pour devenir saturé, blasé ou pervers et même fou!
Donc, finalement il ne resterai que le cas de figure d'un univers matériel où le bien et le mal s'éprouveraient de par des lois physiques identiques à notre univers mais avec l'immortalité en plus...
Mais, même immortel on retombe dans le même problème : c'est la souffrance et la douleur qui nous fait apprécier le plaisir, la qualité et la douceur des choses mais aussi la peur de la mort qui nous les fait vivre plus intensément et nous fait apprécier la qualité et la valeur des choses, de la vie, des êtres humains. L'immortalité enlèverai cette intensité et cette qualité des sensations que nous vivons ici bas et la valeur que nous donnons aux êtres que nous aimons...
 
Donc, au final, on se rend compte que si l'esprit et la conscience sont d'essence matériel alors il semble trés improbable qu'il existe quelque chose aprés la mort: un paradis, un enfer, un autre univers, etc...
Cela ne remettrai pas en cause l'existence de Dieu et n'expliquerai pas la création de notre univers mais cela remettrai en cause l'existence d'un Dieu depuis la création de l'univers qui pourrai dialoguer avec nous et nous mettrait à l'épreuve... Cela remettrai donc en cause l'existence des religions et de leur soi-disant prophètes, ce que nous étudierons dans les prochains chapitres.
 
Autres réflexions sur la conscience artificielle sur le site " http://www.automatesintelligents.com/ ":

Conscience humaine et conscience artificielle (par Jean-Paul Baquiast)

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Participant à cette conversation

  • Votre article est bien rédigé et je suis assez d'accord avec votre conclusion et la mise en cause de l'existence même des religions.

    Henri.

    Dernière édition du commentaire il y a environ 4 ans par Cédric
    0 J'aime
  • Merci Henri,
    La forme n'y est peut-être pas, et il y a peut -être des fautes d'orthographe...
    Je synthétise peut-être trop, n'apporte pas assez de références, d'exemples , de
    citations, etc... pourtant, j'ai travaillé ma logique et surtout, j'ai été éclectique dans ma soif de savoir et de vérité, ce qui manque à beaucoup de personnes et de philosophes (pour bien raisonner il faut avoir tous les paramètres en main, ce qui est impossible, être le spécialiste de tous les spécialistes... mais c'est ce vers quoi il faut tendre...), ce qui me permet de dire que mon travail peut tenir une conversation sérieuse avec la plupart des meilleurs philosophes, surtout ceux qui ont des connaissances scientifiques éclectiques...sauf certains, qui séparent la foi de la logique, comme Eric-Emmanuel Schmitt, ce qui est un mauvais chemin, car c'est comme une drogue, on s'éloigne de la réalité pour se sentir bien... à ce principe, on peut s'inventer ce qu'on veut et y croire pour se sentir bien, un éléphant bleu avec des lunettes roses qui apparait derrière les dunes du Sahara les soirs de pleine lune... Mais on doit pouvoir se construire et se sentir bien dans la réalité, quel quelle soit, aussi atroce quelle soit, même sans Dieu; c'est ça le vrai courage, c'est ça devenir un homme! L'imagination, l'art, la beauté, le talent, les émotions, etc... n'ont pas besoin des religions, de la foi ni de Dieu pour exister et enrichir la nature humaine...

    Dernière édition du commentaire il y a environ 4 ans par Cédric
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